| "INSEME" Les Rencontres Européennes de la Danse |
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La compagnie allemande des ballets du théâtre de Trèves, nous présentera le ballet "PIAF" de la chorégraphe anglaise Jean Renshaw. Florence Absolu et ses musiciens (accordéons, contrebasse, piano, batterie) interprètent les chansons d'Edith Piaf avec élan, sentimentalité et enthousiasme. Ce spectacle magnifique a connu un très grand succès en Allemagne. La billetterie est ouverte au théâtre de Bastia: Tel. : 04 95 34 98 00 -----------------------------------------
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Le 4 avril 2010 au théâtre de BASTIA "DIXIT" Pièce pour 8 danseuses Durée : 7’ Extrait de « Eiu Donna » (création 2010-2011) Compagnie de danse « D.I.C », Université de CORSE Musique : « Omu », Soledonna « One Step Beyond » Karsh Kale Voix et traduction du texte : Patrizia Gattacceca Texte et chorégraphie : Celine Giovannoni
Parmi ces filles, certaines sont impures, DIXIT..
On m’a dit qu’elle a dit (DIXIT) Viens m’enivrer de délices Tant que le jour appelle aux sacrifices Ce soir qu’il n’est pas ici Je t’invite aux plaisirs de la nuit
On m’a dit qu’elle a dit (DIXIT) Mon mystérieux venin est un poison invisible La raison de mes yeux et de mes mains Tel est mon terrible moyen Le bien d’autrui m’appartient
On m’a dit qu’elle a dit (DIXIT) Timide et libertine Fragile et robuste Sur ces matelas qui chavirent d’émoi Les anges impuissants se damneraient pour moi
DIXIT (« il a dit ») est une interprétation contemporaine et complètement détournée des « Voceri ».
Le voceru (chant funèbre) est l'apanage exclusif de la femme. De très rares exceptions ne font que confirmer Ia règle. Toute femme - épouse, mère ou sœur - a le devoir de «vocerer» ses morts et, dans cette intention, elle s'instruit, dès son jeune âge, auprès des plus vieilles. Le voceru s'annonce par un silence qui accompagne l'entrée en scène de la vocératrice. Elle s'approche du mort, le regarde fixement, se recueille, puis commence à chanter lentement d'une voix égale et basse. Dans un crescendo, elle accompagne son chant par des gestes assez violents : dénouer la chevelure et s'arracher les cheveux, se griffer le visage, se frapper la poitrine ou la tête entre les poings. Quand elle a terminé, la vocératrice revient s'asseoir à sa place. Une autre se détache alors du groupe et improvise à son tour. Les voceri étaient souvent décrites comme ambivalentes : Insolentes, irrévérencieuses, révoltées ou alors respectueuses, soumises, servantes douces et vierges pieuses. On dit aussi qu’elles étaient admiratrices des exploits des hommes, méprisantes envers les femmes (en profitaientdès qu’elles le pouvaient, pour fustiger , violemment, les manquements féminins à l’ordre male (parfois les leurs) tout en Pleurant leurs fils, mari et frères par des métaphores (beauté, force et courage). Aussi DIXIT détourne ce rite traditionnel pour lui donner sa forme moderne : aujourd’hui ces traditions sont rares mais elles ont marqué notre communauté à travers par exemple « la rumeur » ou plus populairement appelé le « qu’en dira-t-on » caractéristique du pourtour méditerranéen. Autour des « manquements » ou « délits féminin » qui auraient pu donner lieu à ces chants violents, on peut en recenser 3 : l’adultère, l’escroquerie et laprostitution (considérés d’ailleurs comme les délits féminins les plus fréquents dans la société contemporaine)…
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